Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

lanterne-ouvriere.57.overblog.com

lanterne-ouvriere.57.overblog.com

Pour un autre futur !


Origine de la fête des travailleurs du 1er mai

Publié le 25 Janvier 2013, 13:40pm

Origine de la fête des travailleurs du 1er mai

« 1886, sont exécutés les cinq ouvriers de Chicago raflés après la manifestation du 4 mai (Spies, Engels, Parsons, Fisher, Lingg, reconnus innocents, seront réhabilités en 1893). Une bombe avait été lancée dans les jambes des policiers pour venger les six ouvriers tués la veille suite à une charge policière dans une manifestation.

C’était la 3ème année qu’en Amérique, à chaque 1er mai, jour du renouvellement des loyers et des baux, les ouvriers arrêtaient le travail pour exiger la journée de 8 heures. »

Réf : « Emile Pouget la plume rouge et noire du Père Peinard » de Xose Ulla Quilben des éditions libertaires Toulouse 2006

Le massacre de Haymarket , Chicago

1er mai 1886, rassemblement des travailleurs à l’usine Mc Cormick, revendication : journée de 8 heures de travail

Fin du rassemblement, la foule se disperse, 200 policiers font irruption et chargent les ouvriers : 1 mort, 10 blessés.

Spies (militant anarchiste), rédige dans le journal Arbeiter Zeitung (c’est le 1er quotidien anarchiste au monde, imprimé à Chicago en Allemand, en partie bilingue, fondé en 1877 par les vétérans de la grande grève des chemins de fer de 1877) un appel à un rassemblement de protestation contre la violence policière, qui se tiendra le 4 mai.

Le 4 mai à 22 h. les manifestants se dispersent, 180 policiers chargent la foule restante, une bombe est jetée sur la masse des policiers (7 morts).

La police tire pour tuer, les préjudices subits par la foule sont élevés.

7 hommes sont arrêtés et 1 homme se livre.

21 juin 1886, procès à la cours criminelle de Cook Country.

Un parent du policier tué sur le coup a été sélectionné pour faire parti du jury.

C’est avant tout le procès des anarchistes et du mouvement ouvrier.

Réf : « l’ordre moins le pouvoir » de Baillargeon, Agone 2008.

Le procureur Jullius Grinnel déclare ainsi lors de ses instructions au jury : « Il n’y a qu’un pas de la République à l’Anarchie.

C’est la loi qui subit ici son procès en même temps que l’anarchisme.

Ces Huit hommes ont été choisi parce qu’ils sont des meneurs.

Ils ne sont pas plus coupables que les milliers de personnes qui les suivent.

Messieurs du jury : condamnez ces hommes, faites d’eux un exemple, faites les pendre et vous sauverez nos institutions et notre société.

C’est vous qui déciderez si nous allons faire ce pas vers l’anarchie, ou non. »

Le 19 août : 7 condamnations à mort sont prononcées et 1 condamnation à 15 ans de prison.

Un vaste mouvement de protestation international se déclenche.

Les peines de mort de Mickaël Schwab, Oscar Neebe et Samuel Fielden sont commuées en prison à perpétuité (graciés en 1893).

Louis Lingg se suicide en prison.

Auguste Spies, George Engel, Adolph Fisher et Albert Parsons sont pendus le 11 novembre 1887.

Condamnés sans preuve malgré l’indignation mondiale, ils sont pendus et réhabilités 6 ans plus tard.

La seconde internationale décide de créer en juillet 1889 une « journée internationale de revendication des travailleurs » le 1er mai. (1948 dite « fête du travail »).

Action directe

« l’action directe signifie que la classe ouvrière, en réaction contre le milieu actuel, n’attend rien des hommes, des puissants et des forces extérieures à elles, mais qu’elle crée ses propres conditions de lutte et puise en soi les moyens d’action. Elle signifie que, contre la société actuelle qui ne connaît que le citoyen, se dresse désormais le producteur. » E. Pouget

Réf : « Fernand Pelloutier et les origines du syndicalisme d’action directe » éditions du Seuil, Paris

«  Action directe veut dire action des ouvriers eux-mêmes, c'est-à-dire action directement exercée par les intéressés. C’est le travailleur qui accomplit lui-même son effort ; il exerce personnellement sur les puissances qui le dominent pour obtenir d’elles les avantages réclamés. »

« Le syndicalisme s’oppose à l’idée de Dieu et à la valeur libératrice du pouvoir … Le bonheur se réalise et se conquiert, il ne se donne pas… A la confiance dans le Dieu du prêtre, à la confiance dans le pouvoir des politiciens, le syndicalisme substitue la confiance en soi ; à l’action tutélaire de Dieu et du pouvoir, il substitue l’action directe… Le syndicalisme est le mouvement de la classe ouvrière qui veut parvenir à la pleine possession de ses droits sur l’usine et sur l’atelier ; il affirme que cette conquête en vue de réaliser l’émancipation du travail sera le produit de l’effort personnel et direct exercé par le travailleur. » Griffuelhes

(…) Les journalistes et les hommes politiques de la bourgeoisie la (action directe) défigurent parfois en l’identifiant à la violence. L’action directe ne répudie pas la violence mais ne l’implique pas nécessairement.

Réf : « Le mouvement syndical sous la IIIème République » Georges Lefranc

Ed. Payot, Paris, 1967.

Action directe : campagne de presse, meeting, réunion, manifestation, démonstration dans la rue, sabotage (mauvaise exécution consciente et volontaire du travail)...

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents